Le Royaume des Fées

Non A La Prescription...

le 26/12/2006 à 18h24

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Non à la prescription des crimes sexuels commis sur les enfants.

La prescription, c'est le délai au-delà duquel il n'est plus possible de porter l'action en justice. Pour les crimes sexuels les plus graves au sens de la loi, tels que viols, ce délai est actuellement de 10 ans après la majorité de la victime, 20 lorsque le crime est commis par un ascendant ou un proche.

• Parce qu'un crime contre l'humanité qui se construit dans le corps et le psychisme fragile d'un enfant est un crime contre l'humanité tout entière.

• Parce que la révélation de l'abus se fait dans l'immense majorité des cas très tardivement, seul un infime pourcentage des crimes sexuels commis sur des enfants est jugé (moins de 1%) en raison de la prescription qui équivaut à une quasi impunité des criminels.

• Parce que la reconstruction de la victime, quel que soit le temps écoulé, passe par la reconnaissance de ce qu'elle a subi et la désignation du criminel qui doit être puni.

• Parce que l'imprescriptibilité, dans la menace qu'elle constitue pour les abuseurs, protégera des enfants.

Arguments :

L'abus sexuel commis sur un enfant va bien au-delà d'un traumatisme physique immédiat. C'est tout son psychisme en pleine édification qui est dévasté. L'abus sexuel exerce des ravages souterrains à long terme, dont les répercussions sont innombrables sur la santé, l'affectivité et le devenir de la victime. L'abus sexuel s'accompagne d'un abus de pouvoir, d'un abus de confiance, et emprisonne la petite victime dans une violence psychique inouïe.

Honte, culpabilité, doute, sentiment de souillure, angoisse, perte de l'estime de soi, prennent toute la place. L'enfant ne se sent plus en sécurité et il redoute que cela recommence. Les fondements de sa confiance en l'adulte et en le monde sont détruits.

Souvent, pour survivre dans cette situation, l'enfant se coupe de ses sensations et se dissocie. L'amnésie post-traumatique lui permet de survivre, l'abus est enfoui, refoulé durant des années, des décennies, mais jamais effacé. En profondeur les ravages ne s'arrêteront pas aux seules atteintes subies par son corps Des états dépressifs s'installent ; beaucoup, même, envisagent le suicide. L'anxiété, l'inadaptation vécues au quotidien, l'impossibilité de se détendre, de vivre pleinement ses émotions, que ce soit de la joie ou de la peine, des difficultés relationnelles majeures, et fréquemment, plus tard, l'incapacité de connaître une relation amoureuse épanouie et de construire une vie de couple.

Divers problèmes de santé surviennent, qui peuvent persister tout au long de la vie d'adulte : dépression, insomnie, cauchemars, phobies, incontinence, dépendances (alcool, drogues...), troubles des conduites alimentaires (anorexie ou boulimie), mutilations, conduites auto-destructrices...Et puis il y a celles et ceux qui semblent fonctionner normalement mais sont prisonniers de leur secret, dans une cruelle solitude, se protégeant tant bien que mal derrière une image qui ne correspond pas à leur réalité : une enfance brisée.

La plupart des abus ne se révéleront que bien plus tard, le plus souvent après des années voire des décennies, lorsque la victime devenue adulte aura, enfin, un interlocuteur de confiance et les moyens d'exprimer l'indicible.

Pourquoi ? Parce que l'amnésie ou le déni est la seule réponse de survie à l'horreur de l'abus sexuel, et que ce refoulement dans l'inconscient se prolonge chez un grand nombre de victimes jusqu'à un âge avancé, conduisant au-delà du délai de prescription... Parce que le milieu bien souvent protège l'agresseur. Parce que la légende est encore bien ancrée, qu'il faut oublier et que la plainte n'est que vengeance, alors que nul ne s'offusque de voir déposer une plainte, même tardive, pour un crime financier, par exemple-. Parce que la parole de l'enfant, quand elle est possible, est fréquemment mise en doute. Mais aussi parce que l'ampleur des crimes sexuels sur des enfants est telle que la société dans l'ensemble se voile la face.

Entendre la victime et la reconnaître comme telle, désigner le criminel et le reconnaître comme tel, c'est le premier pas dans le processus de reconstruction de l'enfant victime d'abus sexuel. Il n'y a pas de guérison possible sans que la vérité soit dite. Quel que soit le moment où survient la dénonciation de l'abus, la vérité sera toujours synonyme de délivrance. Savoir qu'il y a une Justice, sans prescription, est donc capital.

En effet, comment concevoir qu'un crime qui laisse des séquelles à vie sur la victime, demeure impuni parce que la plainte survient au-delà du délai de prescription ? Est-ce à dire que la société et l'institution considèrent que le temps a effacé, voire réparé le préjudice ? Pour la victime, quel désaveu ! C'est la renvoyer une seconde fois au silence et à l'oubli ; c'est tout bonnement la condamner au néant. Tandis que l'agresseur, lui, peut tranquillement tourner la page ...et recommencer.

Les chiffres de l'ODAS (Observatoire Décentralisé d'Action Sociale) indiquent que le nombre de signalements pour abus sexuels sur les enfants tourne autour de 5500 par an en moyenne, sur les cinq dernières années. Le total de tous les signalements effectués depuis que l'Etat a installé cette procédure ne dépasse donc pas 1% du nombre réel d'enfants victimes d'abus sexuels en France (abus perpétrés le plus souvent au sein de la famille ou par des personnes connues de l'enfant, il faut le souligner).

Au nom de l'enfance violée,
Victimes et proches de victimes de l'inceste et de la pédophilie.
Daniel Boirat
Marie-dominique Lecluse
Jean-françois Lecluse

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Aujourd'hui mercredi 27 décembre souhaitons tous ensemble un JOYEUX ANNIVERSAIRE à Alanga...

Commentaires

Par marie le 22/12/2007 à 14h47

voila,les souvenirs que je croyais enfoui refont surface ce n est pas a moi que c arrivée mais a ma petite niece lorsqu elle avait 6ans un sale individu la agressée en l obligeant a lui faire une féllation elle en a 18 maintenant mais elle est traumatiser pour toujours je crois , surtout qu elle a garder ce secret pendant presque dix ans et ne c dévoiler que l année derniere alors oui la peine de mort pour ces gens la pour que ça n arrive pas aux autres

Par malicia62 le 10/09/2007 à 20h01

salut on s connait pas mais je trouve super que des gens s'interresse a ça le viol ou attouchement sur mineur est plus fréquent qu'on ne le pense et si il y avait eu plus d'implication quand j'avait 7ans mois qui an ai u 20 il y a quelques jours je pense que j'aurai pu faire punir mon ex beau père qui profitait de moi quand ma mère était absente mais comment le dire à sa mère c ca le plus dure je pense... subir est atroce mais le pire est de le dire a sa propre mère.dire maman tu c l'homme que tu aime me fait des truc bizarre quand tu es pas la et quand tu es petite tu es naive.j'aurais aimé que ma mère me croit quand j lui ai dit mais el pensait que je disais ca pour qu'elle le quitte et retourne avec mon pere car le divorce était rescent. détruite par cette homme qui ne m'a pourtan pas violé mais a seulement fait des attouchements et des truc de vieux pervere je reste pourtant marquée a vie mentalement et physiquement car je ne supportais pas qu'il mette cette chose dans ma bouche et je me lavais la bouche avec une eponge du coté recurrent si bien que ma langue est marqué a présent. cela a duré lonten tro lonten et je trouve que des gen com toi qui en parle feron pe etre comprendre aux enfan qui s taise quil fo parler et ne pa s détruire de linterieur c pa une honte com on pe l penser c pa nou les coupable nou on y est pour rien si il son fou c tro bien s que tu fais j souhaite que tu ouvre les yeux a plin d gens et surtou a des gosse en detresse qui vivent pe etre ca bizooooooo et continue comme ca

Par miSstiTidu14 le 16/05/2007 à 15h14

puré commen c horrible c truc lé gen sn vrémen déguelasse de faire sa tu a bien réson meme si je te con pa

Avatar de valjo

Par valjo le 29/12/2006 à 08h09

slt ma belle, merci pour ce texte, qui a malheureusement touché ma fille, alors qu'elle n'avait que 8 ans, par mon ex-beauf, et le jugement a duré 4 ans, Jo est crédible vis-à-vis des juges, mais mes ex-vieux, ont fait une lettre pour dire que c'est moi qui lui avait monté la tête.Elle s'est mutilé le bras avec ses ongles, elle était trés forte à l'école, du jour au lendemain, plus rien, il y a peu de temps elle a essayé la fumette, mais elle a était malade, ouf, et c'est vrai, il a fallu des années pour la convaincre que c'était elle la victime, qu'elle n'y était pour rien, la pauvre, elle en rêve encore. Donc merci , encore pour cet article, j'en avit parlé sur un autre blog, mais pas avec tout ces détails, ça me fait du bien aussi, mais il ne faut pas toucher un enfant, c'est horrible.Je t'embrasse trés fort..............

Par Amras Calaelen le 27/12/2006 à 14h34

salut c'est moi. Ca fait longtemps que je suis pas venu mais j'ai des problème Internet j'ai même pas pu gérer mon blog ! Sinon cet article est vraiment touchant. C'est affreux ce genre de crime !

Par Lenabella le 27/12/2006 à 12h12

c'est vraiment horrible ce truc, j'espère que ça changera

Par titange le 27/12/2006 à 11h25

c vré ca c vrémen degeulasse!!!



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